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ELECTIONS MUNICIPALES DE MARS 2008


Les forces en présences et les diverses tractations.
Les 9 et 16 Mars 2008, les capesterriens seront appelés aux urnes pour élire par scrutin de liste le maire et les conseillers municipaux. A trois mois de ces échéances les candidatures commencent à affluer et les tractations vont bon train. Notre rédaction a tenu à vous faire une analyse de la situation sur le terrain par ce dossier qui traite des candidats déclarés et potentiels que nous avons interrogé pour vous.

 
Primitivement programmé en 2007, ces élections ont étés décalées en 2008 pour ne pas surcharger le calendrier électoral qui prévoyait cinq échéances. Dans la commune, à gauche comme droite, c’est déjà le branle bas de combat.
La pléthore de candidat a gauche fait qu’il y a une tentative d’union, mais les mêmes protagonistes savent bien que cette unité de façade ne sera que feu de paille, une illusion, et que ce mariage forcé volerait en éclat à la première étincelle. Evidemment, tout le monde (ou presque) participe à ces débats pour ne pas être désigné de fossoyeurs de l’union, chacun préférant mener sa barque.
Il est quasiment certain que le maire sortant, Joël Beaugendre, sera présent à élections municipales de mars 2008. Il n’a pas encore fait officiellement acte de candidature, mais cela ne saurait tarder. Toutefois, il faudrait néanmoins savoir que sa liste devrait comporter pas mal de nouvelles têtes. En effet, déjà, un adjoint au maire, Gaby Zozo, a démissionné. Aussi, une dizaine environ de conseillers municipaux de la majorité ne se présentent plus aux réunions du conseil municipal depuis quelques mois.
Son principal adversaire de longue date, Alain Lacavé, sera également de la partie. Ce dernier, dès le début de l’année 2007, avait déjà annoncé sa candidature. Il devrait être présent avec son groupe : « le Groupement des forces progressives de Capesterre Belle-Eau » ou bien avec un groupe d’union des forces de gauche de la commune (voir par ailleurs).
D’énormes tractations se déroulent
Ayant annoncé sa candidature par voie de presse en novembre dernier, Philippe Ramdini, de l’Alliance capesterrienne et la section locale du Parti socialiste, sera un challenger assez sérieux à la victoire finale ou encore, pour une éventuelle alliance au second tour des forces de gauche face au candidat de la droit qui devrait sortir parmi les deux premiers.
Autre candidat potentiel, René Maurice Péroumal, qui, à l’heure où nous mettions sous presse, n’avait pas encore fait acte de candidature officielle. Son association de gauche, la fac (force alternative capesterrien) devrait se réunir très bientôt pour se décider.
D’autres noms de candidats potentiels circulent dans les rues de la commune, tels que celui de Germain Paran, Claude Moiret, Philippe Rolle, Michel Gédéon, Henri Rosemond, Alain Léon et bien sûr l’ancien maire, Léo Andy. Contactés, ces derniers démentent ces rumeurs, mais par contre, ils nous ont fait savoir qu’ils pourraient être certainement sur une liste d’un ou l’autre des candidats déclarés, mais sans vraiment être précis. Certains d’entre eux, en cas d’échec de leurs tractations, pourraient éventuellement, en dernier lieu, monter très rapidement une liste. A vrai dire, ce nombre de candidat n’est pas arrêté. Il pourrait très probablement évoluer dans les mois à venir avec des déclarations de candidatures surprises. Evidemment, nous sommes à quelques mois, des choses peuvent changer. D'autres indications dans le magazine 100%Kapest
.

Philippe Gros, musique pour la vie.

Il a appris le solfège à l‘âge de dix ans. Un an après, il apprend à jouer à la mandoline. Son premier instrument, un  « pipo » (flûte a bec) d’où il tient certainement son surnom. Il a touché à tous les instruments. Philippe Gros a gratifié des cours de musique et formé de nombreux musiciens dans pratiquement toutes les communes du département, mais c’est à Capesterre Belle Eau qu’il s’installa et créa la fanfare communale.

Philipe Gros est né au Lamentin (Guadeloupe) en 1913. Son père, géreur d’habitation à l’usine aimait beaucoup la musique et partageait cette passion avec enfants et amis. La famille était réveillée tous les matins  en musique au son de la guitare. Sa mère chantait et avait une très belle voix. Philipe dira même, « la musique est une hérédité du côté de ma mère qui brille en moi ». Il reproduisait les chants de sa maman avec sa flûte à bec, ce qui faisait la fierté de ses parents.

Philipe Gros a été affecté au service technique travaux publiques voirie de Capesterre de Guadeloupe en 1948. Le maire de l’époque était Paul Lacavé, « on était au lycée ensemble, et j’étais bien content de le servir en sympathie ». Quand il a commencé à travailler, Pipo n’avait pas encore de logement, et c’est chez un parent qu’il séjournait à Trois Rivières. Peu de temps après, il trouva une maison à Géta et fit venir sa femme et ses trois enfants à l’époque. (Pipo a 9 enfants. Ils font tous de la musique. Parmi eux, des professionnelles).

Pipo a joué dans une multitude de groupe et orchestre, « Florot », « Calderon » dans les années 50.

La fanfare de Capesterre a été créée en 1957. « Le maire de la commune me connaissait comme musicien et ma sollicité pour mettre en place cette fanfare. Il m’a dit, je compte sur toi. Je lui ai répondu que j’aimerais bien, mais il me faudrait de l’aide. Il m’a proposé Mr Deshauteur qui était de Sainte Rose, et de la, nous avons ouvert cette école à la salle des fêtes, et on a appris à bon nombre de capesterrien la musique, dont l’actuel maire. Trois ans après, nous avons fait un concert sur la place de l’église, et je me souviens, le curé Ledoux, quand il nous a entendu jouer, il a dit, vous savez monsieur, que la musique c’est un rayon de soleil descendu sur la terre. Cette phrase là m’avait beaucoup plu et je l’ai dit que l’origine de la musique, c‘est Dieu. La fanfare de Capesterre était considérée parmi les meilleures du département. On nous demandait partout ».

Le groupe avait en effet « pris de la valeur ». Même la Fédération de France était venue rencontrer la fanfare capesterrienne tellement elle avait une bonne renommé. Il y avait à cette époque juste un embryon de Fédération musicale de la Guadeloupe. C’est après la déclaration en préfecture que la fanfare a rejoint cette fédération.

Philipe Gros a été honoré à de nombreuses reprises pour sa vie musicale dans la commune, et c’est avec plaisir qu’il a accepté que l’école de musique de Capesterre Belle Eau, située boulevard Delgrès porte son nom. Il vit actuellement en France métropolitaine et revient au pays chaque fois que le besoin se fait ressentir.

 

PETAY CHO met  sa « Kagoul ».

 

 

Après « si sé ta femme » « pè albè », l’album Rekap « chouwa chouwa » et « sexy », Pétay Cho revient encore plus fort en cette fin d’année, avec un nouvel opus qui vous fera danser sur des rythmes endiablés pour les réveillons de noël et de la Saint-Sylvestre. L’album, qui s’appelle « Kompa Kagoul »,  est composé de huit titres, tout aussi différent que les autres, mais toujours aussi explosif et bouill onnant.

Sept ans déjà qu’existe le groupe Pétay Cho. L’orchestre avait émergé d’un carnaval au début des années 2000 et avait bâti  sa réputation sur la musique chaude d’ambiance.  Depuis, la formation poursuit son chemin, enchainant les succès. Le groupe est reconnu aux Antilles Guyane en métropole, mais aussi sur le continent africain.

Pétay Cho est mené par son leader charismatique Arios (Harry Lemoyne) qui a le sens de l’animation et du rythme.  Ce jeune homme (dans la tête), né à Trois-Rivières, a vécu pratiquement toute sa vie à Capesterre Belle Eau.

Arios dit être dans le milieu de l’animation et la musique depuis trente cinq ans. Il a débuté comme débardeur avec le groupe « Dinickson » de Petit Pérou. Il a ensuite joué avec des groupes tels les Aiglons, typical et autres. Entre temps, il y avait le fameux trio d’animation AZF (Arios, Zébio et Fabio) qui allait de quartier en quartier, de section en section promouvoir, donner du souffle à la culture, innover dans l’animation podium. Avec ses comparses, ils étaient, les précurseurs dans ce domaine. Cela ne s’invente pas. L’animation radio a aussi été une très bonne expérience. Arios ne faisait qu’un avec radio Bélo, tant il en était imprégné. Rappelez-vous de ce slogan : « Radio Bélo an chanm aw ». Cette formule est ancrée dans la mémoire collective capesterrienne. Plus de vingt ans après, on peut encore l’entendre, et pas seulement dans la commune. Il regrette qu’une radio comme bélo, qui était parmi les premières du département, ne subisse les affres de certains fossoyeurs. « La radio est malmenée et l’avenir s’annonce très sombre pour elle. On veut la détruire, détruire un patrimoine de la commune et cela me fait mal »

Avec ses fils, Arios, (auteur compositeur interprète et producteur)  veut propulser le plus loin possible Pétay Cho. Le groupe est composé de jeunes musiciens talentueux. Le dernier album se veut comme les précédents, beaucoup d’ambiance et de joie de vivre « j’aime rendre heureux les gens. Je n’aime pas les voir triste. Je veux que les choses bougent sans cesse ». Les principaux titres, kompa kagoul, un compas tout en délire, bel kompa, tout chat sé chat, Jumpetay, ya bobo pour parler des méfaits de l’homme sur la nature et ses semblables. « Pétay Cho, c’est la continuité de ce que je faisais à la radio. Le public m’apprécie, je suis bien perçu. C’est vrai que dans tout ce que tu fais, il y a des gens qui t’aiment, et d’autres non ».

La musique, c’est son gagne pain, c’est ce qui lui donne son « diri » qui le fait « mangé » comme il aime si bien le dire. Arios a plein de projet et d’idée en tête pour la commune : « mais je suis mal placé » et il n’en dira pas plus.

Pour bien vous amuser pour ces fêtes de fin d’année n’hésiter pas à vous procurer le dernier album du groupe Pétay Cho, chez tous les disquaires au cours de ce mois de décembre.

 

Mové Tan.

Il y a bien longtemps que je ne suis pas venu içi, c'est à dire sur ce site. J'étais certainement occupé ailleurs ; et c'est le cas de le dire. Mauvais temps, parcequ'aujourd'h ui, le temps est exécrabl e.

 Depuis ce matin il pleut, et toutes ces pluies ont déjà causées des inondations dans le département. C'est la grisaille, et d'aprés les prévisions de Météo France, cela devrait durer encore quelques jours.

Mauvais temps, pour moi ,également.Depuis prés de deux semaines, je suis cloué à la maison, car je me suis cassé le pied comme un bleu, en voulant faire du briolage. Je suis monté sur une chaise pour ajuster ma ligne téléphonique. N'étant pas assez haut (je mesure 1,73m) j'ai rajouté un banc en plastique pour être à la bonne hauteur. Ce qui devait arriver arriva, avec mon poids (69kg), le banc se cassa, et je me retrouva au sol. La suite, les urgences, diagnostiques : fracture et immobilisation (4 à 6 semaines). Immobilisation donc forcé. On dit "qu'il ne faut jamais blamer une contrariété" mais bon. Ce week-end, il y a un rendez-vous incontournable sur l'ile voisine de la dominique. C'est une rencontre musicale créole, dénommé " le world kréyol musik festival", le plus grand festival kréyol de la caraïbe avec pratiquement les plus grands groupes et chanteurs. Cette année encore, je n'irais pas voir mes amis anglophones. Bref ! la vie continue. Avec mas amis de 100%Kapest', on travaille sur le prochain numéro du magazine. En attendant, je me la coule douce. Je raté également le "grap a kongo" des Massembo ce week-end à Cambrefort, la semaine du créole, la fête de Sainte Marie de la sainte Cécile et autres, mais j'espère être bien sur pattes pour les réveillons de noël et de la St Sylvestre.

 

 

Pierre Quidal

Bon vivant, fêtard,  aimant les excès, bon père de famille, homme jovial, gentil, dévoué, découvreur de champion, bâtisseur, homme orchestre, fou de sport, multi sport, multidisciplinaire, toujours une petite dernière (blague), les dénominations sont encore très nombreuses pour qualifier ce grand capesterrien qui a tant fait pour le sport et la jeunesse dans la commune. Pierre Quidal laisse un souvenir indélébile de ses actions en Guadeloupe, mais particulièrement à Capesterre Belle Eau. Il a créé d’innombrable association dont l’A.S.C.B.E (l’Association Sportive de capesterre Belle Eau)

 

Pierre Quidal est né à la section de Latreille à Capesterre de Marie Galante le 29 juin 1939, mort à Capesterre Belle eau, le 9 septembre 2005.

Il était professeur des écoles hors cadre, marié à Carmélite (Lilly) le 5 juin 1965, Père de six enfants (trois garçons trois filles) dont un hors mariage.

Pierrot vécu toute son enfance à Capesterre belle eau. Il a été élevé près de l’église par sa grand-mère « man Nancy ». Comme tous les enfants de son age à cette époque, le petit Pierre apprenait les choses de la vie.

Sa scolarité en primaire à l’age de six ans s’est effectuée dans une école religieuse à Basse Terre. Dans le secondaire, de la 6éme à la 3ème, il revient à Capesterre Belle Eau. L’école était située dans l’actuel bâtiment du C.C.A.S (Centre Communal d’Actions Sociales) à coté de la bibliothèque (ancienne gendarmerie).

Pierre Quidal était l’aîné d’une fratrie de huit enfants. Il a commencé à travailler à l’age de 17 ans. Il a passé son certificat d’étude pour devenir professeur. C’est lui qui travaillait et ramenait sa paie pour subvenir aux besoins de la famille. Pierrot avait l’intention de devenir ingénieur. Il a fait une année en France, mais sa mère lui demanda de renter pour s’occuper des autres, ce qu’il fit sans regret.

 

En 1951, il fait partie de l’association « Chanteclaire » de l’école de garçon de Capesterre la vaillante, aujourd’hui Capesterre Belle eau, a remporté de haute lutte le Cross départemental, organisé par L’U.S.E.P à Raizet, sur la distance de 2000 mètres. Dans le même temps, il est acteur de théâtre ou il brille dans le rôle de « Clovis » dans la pièce « qui a cassé le vase de Soisson ».

C’est à peu près à cette période que Pierre Quidal rencontra sa future femme pour la 1ère fois à l’age de douze ans. C’était à la rivière de Pérou.  Il faisait déjà partie d’un groupe de jeune qui savait nager, et il n’eu aucune peine à l’apprendre, elle aussi à nager. Ils se sont retrouvés quelques années plutard et se marièrent par la suite et eurent…

En 1954, membre fondateur du « Patronage de Notre Dame », il a été la pièce maîtresse de l’équipe de Basket-ball qui a gagné le tournoi de la Ligue Régionale de Basket-ball de la Guadeloupe, qui a eu lieu sur le plateau situé à l’emplacement de la cantine scolaire de Sarlassonne.

En 1956, élève du lycée Carnot à Pointe à Pitre, licencié à l’A.S.U, il remporte le 50 m nage libre à la piscine de Darboussier, la seule qui existait à l’époque. Sélectionné pour le triathlon scolaire qui devait se dérouler en Martinique, avec comme performance, 11’’ 5/10 au 100 m, 16 m 50 au poids de 6 Kg, 1,70 m en hauteur sur du sable, il n’a pu faire le voyage à cause d’une élongation contracté lors d’un match de football la veille du départ entre les deux sélections « Martinique Guadeloupe », match gagner 5 buts à 2. Membre de l’association « Le Sélect » et acteur de théâtre, il a joué sur la scène du cinéma Majestic dans les pièces « le clou » et «  fanm enmé lajan » ou il a été très applaudi par le maire Paul Lacavé. Licencié au Club Sportif Capesterrien qui a été trois fois Champion des Antilles, en 1957 – 1962 et 1964, il évolu au poste d’allier gauche. Finaliste de la 1ére Coupe de France qui a eu lieu à Raizet en 1957, match perdu contre le Moule. Vainqueur de la Coupe de Noël contre l’Amical Club Darboussier à Raizet. Vainqueur de la Coupe de la Guadeloupe contre la Juventa à Basse Terre, il a été nommé « le dangereux Quidal » par les journalistes Henri Métro et Christian De Blazy à l’époque tant il était rapide et efficace en attaque.

En 1962, il est instituteur à Sainte Marie Capesterre Belle eau. Il crée l’association des parents d’élèves à but lucrative afin d’approvisionner la caisse de la Coopérative Scolaire, en pratiquant du théâtre, de la danse traditionnelle et des sorties pédagogiques distrayantes.

En 1965 il est nommé Maître d’EPS au collège des garçons et des filles de Trois Rivières. Il crée l’Association « La Fusée » avec comme président, le regretté Marcel Ménage, instituteur à l’école primaire du bourg. Pierre Quidal est entraîneur de la section athlétisme, football et notamment celle de volley-ball qui a été championne de la Guadeloupe Pendant cette même période, il est responsable avec Joseph Raymondy de la section d’athlétisme du C.S.C. Il prendra son indépendance du Club Sportif Capesterrien en ouvrant une école d’athlétisme : l’A.S.C.B.E.

En 1971, il est Conseiller Pédagogique E.P.S, I.M.F, maître nageur sauveteur, moniteur de plongée sous-marine, titulaire d’une licence de pêche sous-marine.

En 1977, il fonda donc l’Association Sportive de Capesterre Belle Eau, une association avec laquelle il ne faisait qu’un, tant il en était imprégné. Il a tant donné Pierrot. Tout donné. Son maître mot, c’était « l’athlétisme pour tous ». Ce sport, la pièce maîtresse de l’instruction qui ouvrait l’esprit l’a apporter beaucoup de joie avec tous ces jeunes qui ont fait les beaux jours de l’association et  de la commune. Il a découvert et formé de nombreux grand champion. Jean Claude Rétel (champion de France du poids) en est un exemple.

Pierre Quidal a aussi poussé de nombreux coup de gueule. Il  était, des fois découragé, dépité de voir cette formidable association pas vraiment reconnue par les instances municipales malgré les bons résultats. Pierrot s’est beaucoup battu à travers des courriers pour la construction ou la rénovation d’un local pour l’association. Jusqu’à aujourd’hui rien n’est finalisé, malgré un legs fait par un ancien maire (Gérard Lauriette) pour un bail de 99 ans. Ce qui le faisait écrire un jour après tant de lettres resté sans réponse « dans la cas contraire, je préfèrerais que ces 43 ans de bénévolat consacrés aux jeunes restent dans l’anonymat »

Inlassable, et dans sa quête du bien être de la jeunesse capesterrienne, il fonde en 1982 le S.T.C le Sarlassonne Tennis Club derrière le stade municipal.

Pierre Quidal savait se lancer des défis et les tenir. Il était très fort mentalement. Un peu philanthrope. Pour lui tout le monde il est beau, tout le monde, il est gentil.  Presque tous les jours, il venait à l’Office Municipal des Sports et de la Culture en « survêt » pour des courriers et des projets sportifs. Il écrivait énormément sur le sport. Il avait beaucoup d’humour, et toujours une (dernière)  blague à raconter, et il fallait que tout le monde entende sa dernière. «  An ni on dènié ». Il aimait aussi faire part à tous, des bienfaits de l’eau de mer. Il disait que l’eau de mer, avait de nombreuses vertus.  Il allait à Roseau deux fois par jour pour sa peau et ses yeux. Il ne portait d’ailleurs plus de lunettes. Il ne se fâchait jamais. Sinon, c’était exceptionnel et catastrophique. Quand il avait quelque chose en tête, c’était difficile de le faire changer d’avis.

Pierrot a reçu de nombreux titres honorifiques :

En 1993, la médaille d’or de la jeunesse et des sports.

Mention honorable du ministère de l’éducation nationale.

En 1995, médaille de reconnaissance de la Fédération Française d’Athlétisme.

En 2002 Chevalier de l’ordre des Palmes Académiques du ministère de l’Education Nationale.

En 2003, le 25 janvier, La ville de Capesterre Belle eau honore l’un de ses plus grands sportifs.

En 2004 Médaille de bronze de la Fédération Française des Médailles du Ministère de l’Education de la Jeunesse et des Sports.

Le 5 juin 2005 Pierre Quidal fête ses 40 ans de mariage. Il était très épanoui avec sa famille.

Le 1er août,  il prenait sa retraite. Il était angoissé à l’idée de ce jour fatidique. Ne plus travailler, ne plus être actif le minait et perturbait. Il disait déjà qu’il ne verrait jamais sa retraite.

Le 9 septembre, Pierrot était victime d’un arrêt cardiaque pendant son sommeil.

Si Pierre Quidal a put mener une vie aussi trépidante, donner de son temps, de son savoir, de sa personne, c’est aussi grâce à Lilly sa femme. Elle à su gérer cet équilibre familial et permettre à tout le monde de se retrouver lorsqu’il fallait ; le week-end par exemple à faire le tour de la Guadeloupe ou visiter les îles de la caraïbes. 

Aujourd’hui, l’A.S.C.B.E est reprise par les sœurs Quidal qui compte impulsées une nouvelle dynamique à l’association avec le concours de tous les membres. Une soixantaine d’enfant  est inscrit à l’école d’athlétisme.Le stade municipal de Capesterre Belle Eau qui avait accueilli dans les années 60 les jeux de la Guadeloupe et qui se retrouve actuellement dans un état tel de délabrement, aurait pu se voir donner depuis bien longtemps, le nom de cet illustre sportif capesterrien. De plus, la commune avec ses 20000 habitants mériterait bien un complexe sportif digne de ce nom, avec un maximum de discipline représentée

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